Cette pointe, complètement isolée, a été militairement utilisée afin de contrôler l'accès nord-ouest du port d'Argenton. A l'ouest, le port est naturellement protégé par l'île d'Yoc'h.

 

En face, son accès sud-ouest était contrôlé par une installation identique sur la presqu'île du Vivier.

 

En période de guerre contre l'Angleterre ou les Pays-Bas, comme ce fut souvent le cas à partir du XVIIe siècle, la défense de nos côtes était devenue cruciale. Cette défense était assurée par une milice garde-côte.


Chaque batterie côtière disposait généralement de quatre installations :

- Un corps de garde
- Un magasin à poudre
- Une guérite de surveillance
- Une plate-forme pouvant supporter un ou plusieurs canons


Souvent un mât à signaux complétait l'ensemble afin de communiquer avec les navires.

 

Ici, aucune des installations d'origine n'a été restaurée. Il nous faut donc chercher à les reconnaître parmi des ruines.
Il est facile d'identifier la solide construction située à l'abri d'un chaos rocheux et formant le corps de garde.

Dépourvue de fenêtres et de cheminée, elle ne pouvait héberger tout au plus qu'un ou deux artilleurs.

Le petit local attenant servait sans doute de magasin à poudre.

Un passage permettait la communication entre les deux constructions.

 

Pour pouvoir identifier les autres éléments de défense, il faut s'appuyer sur une carte du cadastre de 1844 ( ci-dessous ).

 

Les traces de ces divers éléments existent toujours. Sur place, grâce à cette carte, vous prendrez plaisir à les rechercher.

 

Sources : 

http://www.patrimoine-iroise.fr/