Les lavoirs étaient, jusqu’au milieu du XXème siècle environ - un temps où le « modernisme» n’avait pas encore atteint nos villages - des lieux importants de la vie quotidienne de nos aînés.

C’est aussi l’endroit où s’échangeaient les nouvelles du village, du hameau ou du quartier, où naissaient potins et commérages et d’où se répandaient parfois des rumeurs …

On y entendait souvent des cris joyeux ou de dispute, jamais de plainte même lorsque, en hiver, les mains engourdies par l’eau glacée, les lavandières avaient du mal à saisir le linge mouillé, et à le tordre.

 

Nombreux sont encore ceux qui gardent en mémoire le souvenir de leur mère ou de leur grand-mère se rendant au lavoir. Mais les plus jeunes ne peuvent imaginer que les machines à laver n’ont pas toujours existé, ni à quel point ces tâches ménagères étaient alors pénibles.

 

Bien que nombre de ces lavoirs, aujourd’hui restaurés, se présentent sous un jour pittoresque, dans un cadre rude mais somptueux comme à Saint Samson, ou bucolique et paisible comme à Languru, le promeneur est invité à se souvenir des femmes qui y ont vécu des moments parfois joyeux mais souvent difficiles, à genoux pendant des heures, dans leur caisse à laver… et de ceux qui, à Landunvez comme ailleurs, restaurent et entretiennent ces éléments du petit patrimoine, qui témoignent du mode de vie de nos aînés.

 

Sources :

 http://www.meinokanan.fr/