En français on parle souvent de pêcherie, en zone bretonnante on les appelle « gored ».

 

Ces pièges à poissons, qui sont probablement à relier aux occupations néolithiques, était très ingénieux et très efficaces. En effet, plusieurs écrits font état de pêche miraculeuse (sardines et mulets). Les poissons et les crustacés jadis plus abondants qu’aujourd’hui, constituaient une source de nourriture importante pour de petites communautés qui ne possédaient pas de bateaux de pêche.


L’estran du littoral de Landunvez possède un patrimoine archéologique méconnu puisque dix pièges à poissons y sont répertoriés : 2 à l’île d Yock, 1 à Kerlaguen, 2 au sud de Beg ar Garo et 1 au nord, 1 à Keroazoc 2, à Beg ar Manach et 1 à sur la plage de Trémazan.

Les vestiges de ces pièges à poissons ne sont visibles qu’à marée basse ou pour certains d’entre eux, lors des grandes marées. On peut aussi les repérer sur les photos aériennes. Les pêcheurs à pieds connaissent généralement bien ces endroits poissonneux.
Si ces pêcheries ont perdu depuis longtemps leur fonction d’origine, elles ont fort probablement été utilisées bien plus tard comme barrage servant à retenir le goémon d’épave.